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Etats Critiques
Le blog de la Critique cinéma dans tous ses Etats !
Depuis 2011
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Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand
Verdure
Genre : Drame
Sortie le 17 mars 2012
L'histoire : Nord de la France. Ali est seul, sans argent, sans amis, sans domicile avec son fils de 5 ans qu'il ne connaît pas vraiment. Heureusement, sa sœur l'héberge bientôt
dans le garage de son pavillon à Antibes tout en prenant en charge l'enfant.
Les choses s'améliorent pour le jeune père de famille et son chemin croise celui de la belle Stéphanie après une bagarre en boite de nuit. Elle exerce le métier passionnant de dresseuse d'orques
et se produit avec eux dans de nombreux spectacles.
Mais un terrible accident survient lors d'un show et la prive de ses jambes... Elle reprend alors contact avec Ali...
La critique : Ces temps ci, le handicap est à la mode au cinéma, et l’on a pu constater à travers le succès mérité de plusieurs comédies (Intouchables et Hasta la vista), qu’il était possible d’aborder le sujet sans pathos tout en n’évitant pas les questions sensibles (la sexualité notamment). Ici et pour son nouveau film en compétition à Cannes, Audiard choisit le mélodrame et, là où l’on aurait pu craindre le retour malvenu des bons sentiments, signe un tour de force visuel qui touche juste.
On retrouve dans ce film, adapté de plusieurs nouvelles du canadien C. Davidson1 dont le style, tout en réalisme percutant, correspond bien à l’esthétique du cinéaste, ce qui fait la
force du cinéma d’Audiard (et qui était déjà sensible dans Un prophète) à savoir une maîtrise formelle qui évite l’académisme froid. Le réalisateur de Sur mes lèvres bouscule
les codes cinématographiques pour mieux les réinventer, ouvrant des brèches de poésie visuelles au cœur des scènes les plus chargées d’enjeux dramatiques (l’accident de Stéphanie), comme pour
nous indiquer que, de la réalité la plus sombre, peuvent (re)naître l’espoir et le rêve.
C’est précisément cela que le film raconte, sans mièvrerie ni voyeurisme mais avec une force rare, la renaissance de deux êtres qui vont découvrir en eux-mêmes (mais aussi l’un par l’autre, l’un avec l’autre) des ressources insoupçonnées. L’une en apprivoisant son corps amputé (image du désir amoureux, ce manque à combler, qui va surgir quand elle ne l’attendait plus ?), l’autre en laissant parler les intermittences d’un cœur que les coups donnés et encaissés par son corps de boxeur surpuissant semblaient condamner au pire au silence, au mieux à une expression précaire et maladroite car proprement dénuée de ce sens offert par le dénouement.
Si le film échappe ainsi au double écueil du misérabilisme de film noir et du sentimentalisme mélodramatique pour devenir une parabole sur la nécessité d’espérer en temps de crise, c’est en grande partie au talent de directeur d’acteurs d’Audiard qu’il le doit. On a rarement vu Marion Cotillard (Stéphanie) aussi bouleversante, capable de jouer sur une palette d’émotions allant de la séduction pleine d’assurance et de désinvolture des débuts à la rage quasi animale d’une femme qui voit son corps et son destin se briser (sa colère dans la boîte de nuit est poignante). Mais la plus belle performance, tout en ambiguïté, revient sans conteste au prometteur Matthias Schoenaerts, qui mériterait, après Tahar Rahim, une récompense à Cannes. Le retour parmi les hommes de cette bête blessée (ce thème de l’animalité en l’homme était déjà présent dans Bullhead, le film qui l’a révélé), Audiard le donne à voir en filmant une danse des corps dont il semble être à la fois le chorégraphe attentif et le spectateur fasciné. Ce corps, c’est d’abord celui du boxeur-fauve se livrant à des combats illégaux (occasions de scènes à la violence difficilement supportable, où la tension est illustrée par une réalisation nerveuse multipliant les plans rapprochés et les effets de bougé) pour venir en aide à ses proches dans le besoin (sa sœur Anna, qui accepte de l’héberger avec son fils Sam (Armand Verdure), est interprétée avec talent par Corinne Masiero, révélée au grand public pour son rôle dans Louise Wimmer).
C’est ensuite celui du nageur-orque auprès de qui,
dans une séance de baignade en forme de baptême à la beauté et à la fraîcheur solaires, l’ancienne dresseuse aquatique va reprendre possession de son corps meurtri, jusqu’à ce que, centaure d’un
nouveau genre, ces deux physiques hors normes ne fassent plus qu’un. Car ce corps massif, qui couche comme il combat (en matière de femmes, Ali ne connaît que les « coups », normal pour
un boxeur, me direz vous) est aussi un corps protecteur et fonctionnel, capable de se mettre au service de Stéphanie pour qu’elle recommence à croire au plaisir, mais comme le ferait un soignant.
Entre puissance inquiétante et fragilité toujours prête à affleurer, impulsivité menaçante et brutale et tendresse insoupçonnée, Matthias Schoenaerts compose un personnage qui, à l’image du film,
marche au-dessus de l’abîme sans jamais y tomber pour, en bout de course, trouver la lumière au cœur du drame.
Pour conclure, on peut dire que ce film illustre d’une autre manière que les sorties récentes mentionnées plus haut la portée universelle du handicap. Plutôt que de dire que les handicapés sont des hommes comme les autres, il fait du handicap, nouvelle prison symbolique après celle, bien réelle d’Un prophète, une métaphore de la crise, suggérant qu’aujourd’hui les hommes sont des handicapés comme les autres, qu’il s’agisse d’un handicap physique ou social. Audiard réussit donc une fois encore, entre réalisme social parfois trop appuyé et puissant lyrisme visuel porteur d’espoir, un film coup de poing à fleur de peau qui ne vous laissera pas indifférent.
La note d'Etats Critiques : 8/10
Sources images : lexpress.fr, allocine.fr
1C. Davidson, De rouille et d’os, Paris, Albin Michel, 2006
Nationalité : américaine
Avec Johnny Deep, Eva Green, Michelle Pfeiffer
Genre : Comédie fantastique
Sortie le : 9 mai 2012
L’histoire : La famille Collins originaire de Liverpool fait le choix d'émigrer au Etats-Unis en 1752, accompagnée de leur fils Barnabas. Vingt ans plus tard, les Collins sont à la tête d'un empire prospère allant même jusqu'à donner leur nom à la ville qui abrite leur somptueuse demeure... Barnabas est devenu un grand séducteur à qui personne ne résiste. Pas même la séduisante sorcière Angelique Bouchard mais il la rejette. Grave erreur ! Elle le maudit, le transforme en vampire avant de l'enterrer vivant et d'avoir pris soin de pousser sa bien aimée au suicide...
Deux siècles plus tard, le cercueil de Barnabas est déterré par une pelleteuse lors d'un chantier et le vampire se retrouve propulsé dans les années 70...
La critique : Dark Shadows marque la huitième collaboration du couple le plus marquant du cinéma de ces vingt dernières années : Johnny Deep/Tim Burton. Ces retrouvailles résonnent comme un retour au sources pour le réalisateur, deux ans après avoir retrouvé un temps la maison Disney tant honnie par le passé pour finalement aboutir à une nouvelle version d'Alice aux Pays des Merveilles fade et sans âme. La faute sans doute, en partie, aux décors en fonds verts et à la 3D, techniques que le cinéaste semblait avoir utilisés plus par devoir que par véritable envie.
Mais pour sa nouvelle création, fini le virtuel impersonnel et place aux décors réels. On explore avec bonheur le fantastique manoir des Collins, découvrant avec gourmandise chaque pièce et autres passages secrets dans la plus grande tradition des vieilles demeures pleines de secrets qui stimulent tant notre imaginaire...

Tim Burton renoue durant un peu moins de deux heures avec un genre qui a fait son talent et son originalité : le « gothique sympathique ». Passées les premières minutes un peu glauques mais nécessaires pour planter le décor et surtout expliciter l'origine de la terrible malédiction qui frappe les Collins (Barnabas en particulier), on s'amuse vraiment.
L'humour est très présent (du logo Mcdonald's comparé à une émanation démoniaque, au brossage de dents sans reflet). Tim Burton retrouve les joies du tournage en studio, son plaisir est visible à l'écran et contamine ses acteurs. Johnny Deep s'éclate à chaque minute dans le peau de ce vampire au langage raffiné et aux manières précieuses... Du moins quand ils ne doit pas se nourrir !
Il doit faire à la terrible Eva Green alias Angelique Blanchard, juste magnifique en sorcière femme fatale qu'on adore détester. La scène où elle s'envoie en l'air littéralement avec son amour de toujours est mémorable !
On parle beaucoup de sa consoeur Marion Cotillard ces derniers temps mais il faut bien dire qu'elle mène sa carrière, certes plus discrètement, mais avec tout autant de talent, si ce n'est plus...
Michelle Pfeiffer, inoubliable Catwoman, revient elle aussi enfin au premier plan en incarnant la matrone du clan Collins prête à tout pour protéger les siens. Helena Boham Carter clôt cette distribution haut de gamme et campe une psychatre accolique et accro aux médocs vraiment pas comme les autres... Alors oui, elle est de tous les films de son compagnon depuis leur rencontre mais elle n'en demeure pas moins une excellente comédienne.
Seule ombre à ce lot de réjouissances : l'obsession de Burton pour l'enfance qui rêve différemment et reste incomprise du monde des adultes, à l'image de Josette (Bella Heathcote) rejetée par ses parents parce qu'elle conversait avec une de ces ancêtres devenue fantôme... Cela crée une dramatique inutile et déjà vue : on aurait préféré que le film joue la carte du gothique décalé au maximum, façon Beetlejuice sans cette gravité superflue...
Malgré cela et une scène finale un peu longue aux accents de Série B (le sang dégoulinant des portraits aurait pu être évité...), ce film est une bonne entrée en matière avant le très attendu Frankenweenie qui sortira en octobre...

La note d'Etats Critiques : 7/10
Sources images : marvelll.fr, aceshowbiz.com, lesinrocks.com, comicbookmovie.com
Le long week-end de l’Ascension est l’occasion de rester au chaud ou au frais c’est selon, devant un bon film. On vous recommande aujourd’hui : Les Fils de l’Homme, un
thriller saisissant qui nous plonge dans un Londres futuriste, rongé par la maladie, la guérilla et le terrorisme…
Après avoir fait une incursion remarquée dans l’univers d’Harry Potter dont nous reparlerons bientôt, le réalisateur mexicain Alfonso Cuarón livre sa vision d’un livre éponyme de P.D. James paru en 1994.
Londres 2027. Les hommes sont devenus stériles et semblent par conséquent, condamnés à l’extinction… Pour ne rien arranger le « cadet » de l’humanité affectueusement dénommé "bébé Diego", meurt tragiquement à l’âge de dix-huit ans… Cette terrible nouvelle plonge encore plus le monde dans la violence, et le chaos… Seul Theo Faron (Clive Owen), un activiste politique repenti reconverti en discret employé de bureau semble indifférent au désespoir ambiant.
Mais la violence de la société ne tarde pas le rattraper... Bientôt, Il assiste ainsi à l’explosion d’un café qu’il vient juste de quitter ! Encore sous le choc, il est enlevé par les
« Poissons », une groupuscule menant des actions terroristes pour défendre les droits des immigrés avec… Son ex-femme Julian Taylor (Julianne Moore) à sa tête !
Elle lui offre 5 000 £ s’il parvient à obtenir un laisser-passer
au profit de Kee, une jeune femme africaine. C’est bientôt chose faite mais les Poissons ne le lâchent pas pour autant, il se retrouve chargé de la protection de la jeune femme qui lui révèle
qu’elle est enceinte… La première depuis dix-huit ans ! Autant dire qu'un bon nombre de personnes pas toujours très bien intentionnées ne tardent pas à partir à sa recherche... Seul solution pour
Theo et Kee : fuir.
Les Fils de l’Homme nous plonge un monde apocalyptique futuriste ultra-réaliste : oubliez les voitures volantes et autres pistolets lasers. Ils y a bien ici et là quelques gadgets high tech mais on ne s’en préoccupe guère, tant l’atmosphère de fin du monde qui enveloppe le film nous happe, donnant vie à nos pires angoisses contemporaines… Que serait un monde sans les rires des enfants ? Que serait un monde sans la jeunesse et l’espoir qu’elle porte en elle ? L’œuvre d’Alfonso Cuarón prend une dimension prémonitoire qui fait réfléchir le spectateur et lui fait prendre conscience que nos sociétés actuelles reposent sur un équilibre fragile, proche de l'écroulement au moindre petit grain de sable… Cela n’est pas sans faire écho à la crise économique que nous traversons...
Ce qui place Les Fils de l’Homme au rang de chef d’œuvre, c’est non seulement sa construction implacable que nous venons d’évoquer mais également sa qualité formelle qui prouve que son réalisateur fait parti des grands cinéastes de notre temps. En effet, le plan séquence est ici hissé au rang d'art et ce film devrait être diffusé dans les écoles de cinéma rien que pour cela ! En effet, par ce procédé, la caméra devient un personnage à part entière, placé au cœur de l'action. Le spectateur fait bien plus que s'identifier au personnages, il est avec eux ! On pense notamment à une scène d'anthologie où les principaux protagonistes tentent de fuir en voiture avant de faire face à une embuscade très violente... On est dans la voiture aussi ! Le plan séquence permet, en plus, de vivre l'action en temps réel, ce qui renforce cet incroyable sentiment d'immersion, véritable tour de force rarement égalé au cinéma...
Côté casting, outre la perfomance éblouissante de Clive Owen qui porte le film de bout en bout, on apprécie de voir Micheal Caine qui crève l'écran en vieillard
hippie cultivateur de canabis et fan de musique métal ! Dépêchez-vous vite de découvrir ce petit bijou malheureusement passé un peu trop inaperçu à sa sortie...
Thriller, Science-Fiction. Etats-Unis, Royaume-Uni. 2006. Réal : Alfonso Cuarón.
Titre original : Children of Men
Avec Clive Owen, Julianne Moore, Micheal Caine. 1 h 50.
Sources images : traqueur-stellaire.net, allocine.fr, toutlecine.com
Titre original : The Avengers
Nationalité : Américaine
Avec Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Chris Evans
Genre : Science-Fiction
Sortie le 25 avril 2012
L'histoire :Le dieu scandinave Loki, demi-frère de Thor, assoiffé de pouvoir passe un accord avec avec un extra-terrestre et son armée de soldats, les Chitauris, pour prendre le contrôle de la Terre grâce au Tessaract, un cube cosmique étudié dans un base secrète. Face à cette terrible menace , une seule solution pour Nick Fury : former une équipe de super-héros, les Avengers, avec en vedette, Hulk, Iron Man, Thor, Captain America et la somptueuse Veuve Noire...

La critique : Savamment préparé par les sorties précédentes d'Iron-Man 1 et 2, de Thor et
surtout de Captain America, le réalisateur Jesse Whedon réalise un fantasme des fans de comics ou autres geeks comme on dit aujourd'hui : rassembler les héros de la franchise Marvel dans un même
film et faire honneur à l'adage : « l'Union fait la Force ». C'est réussi. Les effets spéciaux sont vraiment à la hauteur des attentes, la 3d leur donnant encore plus de force, créant
même un sentiment de proximité avec les personnages lors des scènes plus calmes...
Chaque héros conserve sa personnalité, Tony Starck-Iron Man toujours présent pour apporter une touche de second degré. Mais ce n'est pas le seul : les supers héros n'hésitent pas à s'envoyer quelques petites piques et on adore ça ! C'est la grande force de ce film qui, tout comme Transformers 3en son temps, assume son budget colossal (220 000 000 de billets verts) sans pour autant se prendre au sérieux.
Malgré tout, le film met du temps à démarrer, il en faut sans doute un peu pour rassembler nos chers super-héros, on les retrouve avec plaisir tout en découvrant une Veuve Noire (Scarlett Johansson) d'ores et déjà inoubliable de mystère et de charme...

Les puristes regretteront l'absence remarquée d'Edward Norton, pourtant auteur d'une prestation toute aussi remarquée dans L'Incroyable Hulk en 2008. C'est Mark Rufalo qui prend le relais pour incarner le monstre vert et s'en sort avec les honneurs. Autre nouveau venu, Jeremy Renner (Démineurs), qui prête ses traits à Clint Barton alias Oeil de Faucon, un Robin des Bois version super-héros, moins connu que ses collègues.
Sa présence est surtout intéressante pour la relation délicieusement ambigüe qu'il développe avec la Veuve Noire...
En dernier lieu, on ne peut s'empêcher de faire un certain rapprochement avec le 11 septembre, la spectaculaire bataille finale prenant place à New-York, pompiers et policiers n'étant pas en reste pour prêter main-forte aux Vengeurs... De même, les scènes de chaos ou la poussière dans les rues ne sont pas sans rappeler certaines images... Le spectateur a l'impression de voir une forme de propagande où la ville qui ne dort jamais est blessée mais finie par triompher brillamment de la menace... Seul défaut d'un long-métrage qui nous fait passer un excellent moment.
La note d'Etats Critiques : 7/10
Sources images : excessif.com, reviewer.fr, zimbio.com, vegetarianstar.com
Nationalité : Franco-américaine
Avec Guy Pearce, Maggie Grace, Lennie James
Genre : Action, Science-Fiction
Sortie le 18 avril 2012
L'histoire : An 2079. Snow un agent trouble est accusé de meurtre. Après avoir subi un interrogatoire musclé dans les locaux de la locaux de la police, est condamné à être plongé dans un sommeil artificiel à MS One, une prison orbitale expérimentale qui rassemblent les 500 criminels les plus dangereux des Etats-Unis.
Pendant ce temps, Emilie Warnock la fille du président des Etats-Unis, se rend dans cette même prison à la tête d'une mission humanitaire pour contrôler les conditions de détention des prisonniers. Mais rapidement, les évènements dégénèrent : une mutinerie violente éclate et elle se retrouve prise en otage... Snow est alors sorti du placard avec une seule mission à accomplir : sauver la fille du Président...
La critique : Après le risible Taken réalisé par Pierre Morel mettant en scène un père de famille très énervé (Liam Nesson) à la recherche de sa fille (Maggie Grace) enlevée à Paris, Luc Besson récidive avec une nouvelle production franco-américaine. Quoi de neuf ? Pas grand-chose malheureusement. La fille en détresse (Maggie Grace) reprend du service, sauf que, cette fois, elle est retenue prisonnière dans l'espace ! C'est Guy Pearce (récemment vu dans Le Pacte) qui prend la suite de Liam Nesson pour botter les fesses des méchants prisonniers mutins, violents et pervers...
Du Luc Besson « façon hamburger » comme il nous a (trop)
habitué ces dernières années...
En clair : je fais croire que vous allez voir un bon film d'action alors que je n'y mets pas vraiment les moyens...
Résultat : un long-métrage sans grand intérêt digne d'une diffusion en prime time sur une chaine de la TNT... Pourtant L'idée de départ n'est pas mauvaise et plutôt originale mais le côté « bon marché » des effets spéciaux couplé avec un scénario ultra convenu dans la lignée de Battleship nous fait vite décrocher...
On collectionne aussi les invraisemblances, l'action est censée se dérouler en 2079 mais le héros utilise un téléphone tactile... de 2012 et fume une bonne vieille cigarette ! Il y a pas eu vraiment d'effort conceptuel, le film n'assume pas sa dimension futuriste... Frustrant !
Les costumes ne sont pas beaucoup mieux à l'image de la combinaison spatiale de Snow qui tient plus du déguisement rembourré que de la tenue high tech...
Il en est de même pour les décors, prison spatiale en tête : la porte du sas d’entrée est… En vulgaire plastique ! Les spectateurs attentifs pourront même la voir… Onduler lorsqu’elle s’ouvre et que Snow pénètre dans la station ! Certes, ce sont des détails mais l’intrigue est tellement vide et inintéressante qu’on ne voit que ça ! Le retournement final parvient à peine à nous réveiller, c'est dire !
La distribution ne rattrape pas vraiment l’ensemble : les détenus ultra-violents ont un peu trop le physique de l’emploi et manquent vraiment de subtilité… Seules réjouissances : les
quelques bons mots de Guy Pearce, la présence de Lennie James (inoubliable Robert Hawkins dans la série Jericho) et Maggie Grace qui illumine le film de son charme et de sa douceur…
La note d'Etats Critiques : 3/10
Sources images: actucine.com, vulturehound.co.uk, analoghype.com, thetalentzone.co.uk
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